L’action s’articule en 2 principaux axes de recherches :

1. Recueils et analyses de discours autour de la LSF (représentations, attitudes, idéologies), des dimensions culturelles et identitaires en lien avec les Langues des signes.
Le premier axe de recherche est d’explorer les dimensions symboliques et sociologiques liées à la connaissance et la reconnaissance de la LSF en France. ll s'agit de poursuivre les réflexions théoriques sur la question générale du bilinguisme sourd - situation sociolinguistique, représentations sociales, discours, identité.
Les travaux actuels mené dans cette action cherchent à comprendre comment la reconnaissance officielle de la LSF 2005 impacte les imaginaires de la langue. Ces questions sont immanquablement reliées aux questions identitaires et ce de manières très différenciées selon que l'on appartient au groupe entendant ou au groupe sourd. Ce sont ces constructions multiples des imaginaires de la LSF que les travaux cherchent à théoriser en rendant compte des incidences de ce contexte social spécifique qu'est le champ du handicap. Plusieurs perspectives de financement sont en réflexion (projet avec le Canada, mais aussi DGLFLF).
 
2. Enjeux des ponts entre linguistique et pédagogie dans la formation des enseignants de LSF. Description linguistique de la LSF et ressources pédagogiques pour l'enseignement.
Les réflexions sont basées sur une approche recherche-action-formation et prend ancrage notamment en lien avec la formation des futurs formateurs de LSF (DU Formateur de LSF). Il s’agit notamment de développer des outils théoriques/decriptifs/pratiques et réflexifs issus de la (socio)linguistique et de la didactique des langues pour répondre aux enjeux et aux défis que représentent l’application du CECR dans l’état actuel de description de la LSF et des ressources pédagogiques existantes. L’enjeux est notamment d’outiller les formateurs de LSF en (socio)linguistique pour penser leur langue, son fonctionnement dans l’ensemble de ses variations discursives, (socio)linguistiques, stylistiques et en didactique pour mieux être à même de concevoir des situations d’enseignement/apprentissage/évaluation ajustés aux besoins de communication effectifs des apprenants. Il s’agit donc à la fois de progresser dans la description de la LSF dans ses aspects discursifs, sociolinguistiques et didactiques, et dans l’élaboration de ressources pédagogiques pour former les futurs formateurs de LSF.
Mis à jour le 9 mai 2020