Grâce à la collecte de nombreux points d’enquête à travers la francophonie, le programme « Phonologie du français » (PFC, www.projet-pfc.net) a permis de décrire finement les spécificités des français parlés. Dans le présent projet, trois nouveaux points d’enquête PFC ont été collectés (un à Genève – locuteurs suisses travaillant en Suisse – et un à Annecy – locuteurs français travaillant en France. Un troisième point cible les agglomérations frontalières en Haute-Savoie (Annemasse, Gaillard, Saint-Julien-en-Genevois, etc.). L'objectif est aussi de s' intéresser plus spécifiquement au rôle de la frontière franco-suisse sur la prononciation et aux représentations linguistiques des locuteurs. En effet, les recherches effectuées, notamment dans PFC, ont montré que, s’il n’y a pas un seul accent suisse ou français mais bien des caractéristiques variées selon les régions et les profils sociologiques des locuteurs, les auditeurs suisses et français sont néanmoins généralement capables de différencier les variétés suisses et françaises. Or, aucune étude ne s’est, à notre connaissance, penchée sur la prononciation dans la zone frontalière franco-suisse et sur le rôle joué par la frontière, à la fois politique et symbolique. L'analyse des données en cours porte sur les différentes catégories de locuteurs : Français travaillant en France ou en Suisse et Suisses résidant en France. L’impact de la frontière et des déplacements transfrontaliers quotidiens est examiné à la fois par des analyses fines des productions et par les représentations des locuteurs.

Partenaires :

  Université de Genève (UNIGE)
Université de LausanneUnivesrité de Lausane (UNIL)

Financeur :

 Alliance Campus Rhodanien


 
Mis à jour le 9 avril 2020