Depuis quelques années, la mobilité internationale et les migrations font émerger des situations d’urgence et contribuent à repenser les agir professionnels et les structures en charge de l’accueil des publics migrants. Ce renouvellement se traduit notamment par l’arrivée d’enfants, de jeunes mineurs isolés ou non et d’adultes dont certains ont été peu scolarisés et d’autres très scolarisés dans d’autres langues, certains francophones à l’oral, d’autres non. Il s’ensuit une forte hétérogénéité linguistique, culturelle, sociale et éducative de ces personnes migrantes, ce qui constitue un enjeu fort pour toutes les structures, institutionnelles ou associatives, qui les accueillent.
Des besoins émanant du terrain se font jour à la fois dans le domaine de la formation des enseignants avec une identification des compétences professionnelles à développer pour ces publics, dans la mise en place d’approches et de démarches adaptées d’un point de vue pédagogique et didactique, dans la prise en compte des usages de ces publics du point de vue du numérique et enfin, dans celle de reconnaissance de leur identité plurilingue et pluriculturelle.
Avec l’action MILAMI, les enjeux sociétaux liés à l’inclusion (scolaire), l’intégration sociale et universitaire, ou encore à l’insertion professionnelle des publics migrants sont et seront explorés dans différents contextes et terrains en collaboration avec différents partenaires (universitaire, institution scolaire et associatifs).
L’action MILAMI se décompose en 3 grandes orientations.
  1. Formation initiale et/ou continue des enseignants de FLES dans différents contextes (associatif, universitaire, scolaire) : modalités d’intervention, rôles et fonctions de l’enseignant, outils réflexifs (biographie langagière), etc.
En lien avec les contextes associatifs et le projet IDEX Co-Former (fondé sur l’insertion des personnes en exil et la formation d’étudiants bénévoles engagés dans l’enseignement auprès de ces publics), recherche sur le co-enseignement.
  1. Identification des besoins des publics migrants et propositions de démarches pédagogiques et didactiques : ateliers d'écriture créative, rapports phonie-graphie, acculturation à la littératie universitaire, approches plurielles.
  2. Usages et les exploitations didactiques du numérique : étude des usages des technologies numériques pour l’apprentissage des langues par les publics en exil, préconisations didactiques pour tisser des liens entre apprentissages formels et informels (exemple : exploitation d’outils de médiation de type traduction automatique, dictée vocale, etc.).

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Mis à jour le 19 février 2020