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Colloque

18ème colloque sur l'enseignement du japonais en France Reconsidérer l'enseignement de la langue japonaise : (re)mettre l'humain au centre à l'ère du numérique et de l'intelligence artificielle

Colloque Du 14 juin 2024 au 15 juin 2024
Complément date

10H30-18H30

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Maison des langues et des cultures, UGA

La 18ème édition du colllque sur l'enseignement du japonais en France est organisée par l'Association des enseignants du japonais en France et co-organisée par le département des études japonaises de l'Université Grenoble Alpes, sous le thème de :reconsidérer l'enseignement de la langue japonaise : (re)mettre l'humain au centre à l'ère du numérique et de l'intelligence artificielle.

https://sites.google.com/view/aejf-18e-colloque/accueil

Yasuko Takeuchi, Tomoko Higashi, Alice Berthon aejfsympo2024 [at] gmail.com Illustration

Etat des lieux et perspectives de l’arabe contemporain et des autres langues dans le monde arabe et au-delà

Colloque Du 27 mars 2024 au 28 mars 2024
Complément date

09H00-13H00

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Salle Jacques Cartier

Maison des langues et des cultures

Colloque international portant sur l'étude de l'évolution de l'arabe contemporain ainsi que sur les autres langues du monde arabe et au-delà.

Comité d’organisation :
Salam Diab-Duranton, UGA – LIDILEM
Salem Khchoum, université Lumière Lyon 2 – CERLA
Inès Ben Rejeb, université de la Manouba – ATTC - Tunisie

AFFICHE (PDF, 2.95 Mo)

PROGRAMME (PDF, 1.33 Mo)

Salam Diab-Duranton salam.diab-duranton [at] univ-grenoble-alpes.fr Illustration

Discours de persuasion au croisement des langues et des cultures

Colloque Du 16 mai 2024 au 17 mai 2024
Complément date

08h00-20h00

Complément lieu

Université de l’Éduction Nationale de Cracovie

Ce colloque international, co-organisé par l’Université Grenoble Alpes (ILCEA4 et LIDILEM) & l’Institut de Langues et de Lettres Modernes de l’Université de la Commission de l’Éduction Nationale de Cracovie, se tiendra à Cracovie les 16 et 17 mai 2024.

Le programme du colloque est consultable sur le site du colloque : https://persuasion2024.uken.krakow.pl/programme/

Discours de persuasion au croisement des langues et des cultures (DOCX, 95.16 Ko)

MILADI Lidia lidia.miladi [at] univ-grenoble-alpes.fr Illustration

Colloque international : De la formation linguistique à la formation professionnalisante

Colloque International Du 24 avril 2024 au 26 avril 2024
Complément lieu

Université de Pédagogie de Hô-Chi-Minh-Ville (Vietnam)

Colloque international co-organisé par le Lidilem et l'Université de Pédagogie de Hô-Chi-Minh-Ville. ll s’inscrit dans le cadre d’une manifestation scientifique à dimension internationale où se rencontreront enseignants-chercheurs, formateurs et praticiens issus de différents domaines d’activités professionnelles dans le domaine du français langue étrangère et/ou seconde (FLES) dans le but de contribuer à l’avancée des connaissances et d’enrichir les pratiques enseignantes.

 

https://forlav.sciencesconf.org

Colloque FORLAV_UGA_UPHCM_appel à communication.pdf (PDF, 185.22 Ko)

Stéphanie Galligani forlav.hcmv.24 [at] gmail.com colloque

La constitution de corpus en diachronie longue : méthodologies, objectifs et exploitations linguistiques et stylistiques

Colloque Du 13 octobre 2022 au 14 octobre 2022

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Complément lieu

Amphithéâtre de la MSH-Alpes, avenue centrale

Depuis plusieurs décennies, la numérisation des textes anciens et les progrès du TAL pour les traiter et les interroger ont largement modifié nos habitudes de travail. Il est désormais possible d’obtenir des données quantitatives massives qui affinent notre perception des phénomènes linguistiques ou stylistiques pour des corpus écrits dans des états de langue anciens. Les corpus numériques créés depuis maintenant près d’un quart de siècle permettent d’envisager plus facilement la dynamique du français en diachronie longue dont l’aboutissement, après de nombreuses années de travail, de la Grande Grammaire Historique du Français (Marchello-Nizia et alii, 2020) constitue un bel exemple. Nous définissons un corpus en diachronie longue comme un corpus périodisé, regroupant des textes choisis pour leur caractère représentatif des états de langue (de l’ancien français au français contemporain) des périodes couvertes par le corpus.

 

Crédits: Iris Fabry

 

Les axes de recherche que nous proposons peuvent se situer dans une perspective à la fois rétrospective (quel a été l’apport des corpus diachroniques ? comment valoriser les corpus constitués au cours des dernières décennies ?) et prospective (quels sont les défis théoriques et méthodologiques qui attendent la recherche en diachronie à l’ère des humanités numériques et des corpus outillés ?). Les réflexions pourront s’appuyer sur des corpus en langue française ou en langue étrangère.

Programme

Veudi 13 octobre 2022

Heures événement
09:00 - 09:30 ACCUEIL - Petit déjeuner (Hall de la MSH-Alpes - RDC)
09:30 - 10:30 Le corpus SERMO : méthode d’annotation et d’exploitation de corpus paralittéraires pour l’analyse en linguistique diachronique (Amphithéâtre de la MSH-Alpes - 1er étage) - Carine Skupien Dekens (U. Neuchâtel, Suisse)
10:30 - 12:30 Constitution de corpus (Amphithéâtre de la MSH-Alpes - 1er étage) - Présidence Julie Sorba (UGA, LiDiLEM) - Cliquer sur le (+) pour le détail
12:30 - 13:30 Déjeuner (Hall de la MSH-Alpes - RDC)
13:30 - 14:30 Des corpus à la mesure de la variation du français (Amphithéâtre de la MSH-Alpes - 1er étage) - France Martineau (U. Ottawa, Canada)
14:30 - 18:00 Constitution de corpus (Amphithéâtre de la MSH-Alpes - 1er étage) - Présidence Pascale Mounier (UGA, Litt&Arts) / Olivier Kraif (UGA, LiDiLEM) - Cliquer sur le (+) pour le détail
15:40 - 16:00 Pause café (Hall de la MSH-Alpes - RDC)

vendredi 14 octobre 2022

Heures événement
09:00 - 09:30 ACCUEIL - Petit déjeuner (Hall de la MSH-Alpes - RDC)
09:30 - 10:30 La BFM 2022 : un corpus pour les recherches diachroniques en français médiéval et au-delà (Amphithéâtre de la MSH-Alpes - 1er étage) - Alexey Lavrentev & Céline Guillot Barbance (ENS Lyon & UMR 5317 IRHIM, France)
10:30 - 12:30 Constitution de corpus (Amphithéâtre de la MSH-Alpes - 1er étage) - Présidence Corinne Denoyelle (UGA, Litt&Arts) - Cliquer sur le (+) pour le détail
12:30 - 14:00 Déjeuner (Hall de la MSH-Alpes - RDC)
14:00 - 16:00 Effectuer des recherches avec les corpus constitués (Amphithéâtre de la MSH-Alpes - 1er étage) - Présidence Adam Renwick (UGA, LiDiLEM) - Cliquer sur le (+) pour le détail
16:00 - 16:15 Mot de clôture (Amphithéâtre de la MSH-Alpes - 1er étage) - Corinne Denoyelle & Julie Sorba (UGA)
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Contacts

julie.sorbaatuniv-grenoble-alpes.fr (subject: Concordial%202022) (Julie Sorba) & corinne.denoyelleatuniv-grenoble-alpes.fr (subject: Concordial%202022) (Corinne Denoyelle)



Site Web

ConCorDiaL 2022 : Constitution de Corpus en Diachronie Longue

Colloque Du 13 octobre 2022 au 14 octobre 2022

Saint-Martin-d'Hères - Domaine universitaire

Le colloque ConCorDiaL 2022 : Constitution de Corpus en Diachronie Longue se tiendra à Grenoble (France) les 13 et 14 octobre 2022.

Les propositions (500 mots maximum) sont à déposer sur le site d’ici le 1erjuin 2022. 10 juin 2022

Plus d’information sur le site internet : https://concordial2022.sciencesconf.org/

Comité d’organisation (Université Grenoble Alpes) : Laboratoire LiDiLEM (Iris Fabry, Olivier Kraif, Adam Renwick, Julie Sorba) & Laboratoire Litt&Arts UMR 5316 (Corinne Denoyelle, Cécile Lignereux, Mellie Mattana-Basset, Pascale Mounier).

 

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CFP ConCorDiaL 2022 : Building long-diachrony corpora 13-14 oct. 2022

The conference ConCorDiaL 2022 Building long-diachrony corpora will be held in Grenoble (France) on October 13 and 14, 2022.

Proposals (500 words maximum) must be submitted on the website by June 1st, 2022. June 10th, 2022

 

More information on the website: https://concordial2022.sciencesconf.org/

Organising Committee (Université Grenoble Alpes) : Laboratoire LiDiLEM (Iris Fabry, Olivier Kraif, Adam Renwick, Julie Sorba) & Laboratoire Litt&Arts UMR 5316 (Corinne Denoyelle, Cécile Lignereux, Mellie Mattana-Basset, Pascale Mounier).

Livret du colloque (PDF, 1.96 Mo)

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International Conference of Philosophy for/with Children “Philosophy for/with Children Inside and Outside of School”

Colloque Du 28 octobre 2022 au 29 octobre 2022
Complément lieu

University of Bucharest, Bucharest, Romania

Philosophy for/with Children (P4/wC) emerged in the 1970s as an educational program designed to encourage students to think for themselves. Through the efforts of philosophers and educators, P4/wC has spread to over 80 countries on all continents, being practiced at the moment both inside and outside of school. Suitably, new practices have developed, some continuing but others being quite different from the initial approach (Lipman et al.).
This conference is an invitation to reflect on how all those concerned with P4/wC do philosophy in the classroom and/or other environments. The main objective of the conference is to question the practices of philosophy with/for children inside and outside of school, regardless of whether philosophy has or does not have a place in the curriculum and whether teachers and parents encourage or discourage children to think for themselves.
The International Conference “Philosophy with/for Children inside and outside of school” will take place in Bucharest, Romania, on October 28 and 29, 2022, under the auspices of CIVIS.
Call for proposals here

Organizers

  • Department of Practical Philosophy and History of Philosophy, univ. Bucharest, (Romania)
  • Center for Education in Philosophy (Romania)
  • Laboratoire LiDiLEM, univ. Grenoble-Alpes (France)

Programme et liens

Sessions plénières / Plenary  : meet.google.com/dyy-jhpz-dxp
Sessions thématiques / Thematic Session  :

Friday: 15.00 - 16.00 (Romanian Time); 14.00– 15.00 (CES Time); 13.00– 14.00 (Portugal Time)

P4/wC practices: European experiences (English) : meet.google.com/dyy-jhpz-dxp

Challenges and possibilities in P4/wC inside and outside of school (English) : meet.google.com/ypw-kfko-vvh

Saturday: 9.00 - 10.30 (Romanian Time); 8.00 – 9.30 (CES Time); 20.00 – 21.30 (French Polynesia Time)

P4/wC practices and other philosophical practices (French) :
meet.google.com/dyy-jhpz-dxp

P4/wC practices: Romanian experiences (Romanian) : meet.google.com/ypw-kfko-vvh

Saturday: 15.00 - 16.00 (Romanian Time); 14.00 – 15.00 (CES Time)

The place and role of P4/wC practices in school (primary and secondary) (French) : meet.google.com/dyy-jhpz-dxp

P4/wC practices and other philosophical practices (Romanian) : meet.google.com/ypw-kfko-vvh

SPEECHES GIVEN BY OUR INVITED SPEAKERS

  • La philosophie avec les enfants et les adolescents: une double visée, démocratique et philosophique, MICHEL TOZZI, Honorary University Professor in Educational Sciences at the Paul-Valéry University of Montpellier. President of the People’s University in Narbonne
  • The role of moral problems and moral dilemmas in the Community of Philosophical Inquiry, FÉLIX GARCÍA MORIYÓN, Honorary professor of the Department of Specific Didactics of the Autonomous University of Madrid
  • La philosophie pour enfants: finalités, objectifs, démarches, FRANÇOIS GALICHET, Honorary Professor at the University of Strasbourg
  • Enjeux politiques et éthiques de la philosophie avec les enfants, EDWIGE CHIROUTER, University Professor, Philosophy of Education, University of Nantes. INSPE. CREN. Holder of the UNESCO Chair for “Philosophy Practices with Children: An Educative Basis for Intercultural Dialogue and Social Transformation”
  • Après 20 ans à mener des recherches sur la pratique du dialogue philosophique: quel bilan en tirer, quels défis à relever?, MATHIEU GAGNON, Professor at Department of Preschool and Primary Education, University of Sherbrooke (Québec)
  • Key questions for Philosophy with children – A philosophy didactical approach for teacher education, BETTINA BUSSMANN, Associate Professor at the Department of Philosophy KGW of the University of Salzburg
  • L’apport des chercheures pour l’animation de dialogues philosophiques dans la cité, ANDA FOURNEL, Ph.D., Teacher – Researcher, Department of Language Sciences & LIDILEM Laboratory, Grenoble Alpes University, France / JEAN-PASCAL SIMON, Associate Professor at the Department of Language Sciences & LIDILEM Laboratory, Grenoble Alpes University
  • Beyond the confines of the usual speaking and of the usual thinking. Practicing philosophy with children using the philosophical classics as starting points, LUCA MORI, Ph.D., Lecturer of History of Philosophy at the University of Pisa, Degree Course in Sciences and techniques in clinical and health psychology
  • Comment sont traitées les questions des enfants eux-mêmes dans une école où la philosophie est absente ?, MARIN BĂLAN, Ph.D., Lecturer at the Department of Practical Philosophy and History of Philosophy, The Faculty of Philosophy, University of Bucharest, Director of the Center of Education in Philosophy

SCIENTIFIC COMMITTEE

  • Viorel Vizureanu (President), Professor, Dean of the Faculty of Philosophy, University of Bucharest, Romania
  • Vihren Buzov, Professor, Vice-Rector for Quality Management and Accreditation, Head of Department of Philosophical Sciences, St. Cyril and St. Methodius University of Veliko Tarnovo, Bulgaria
  • Eugenia Bogatu, Associate Professor. Department of Philosophy and Anthropology, Faculty of History and Philosophy, State University of Moldova, Republic of Moldova
  • Jean-Pascal Simon, Associate Professor, Department of Language Sciences & dir. adjt. LIDILEM Laboratory, Grenoble Alpes University, France
  • Cristian Iftode, Associate Professor, Head of Department of Practical Philosophy and History of Philosophy, Faculty of Philosophy, University of Bucharest, Romania

ORGANIZING COMMITTEE

  • Marin Balan (Director), Ph.D., Lecturer at the Faculty of Philosophy, University of Bucharest, Romania / Director of the Center for Education in Philosophy
  • Anda Fournel, Ph.D., Teacher – Researcher, Department of Language Sciences & LIDILEM Laboratory, Grenoble Alpes University, France
  • Lilian Ciachir, Scientific Collaborator and Coordinator of the activities and programs of the UNESCO Chair, Faculty of Philosophy, University of Bucharest, Romania

FINAL SPECIFICATIONS

  • Working languages: English, French, and Romanian.
  • Activities are in a hybrid format, the login links will be sent by e-mail to the registered people.
  • The University of Bucharest does not cover any costs for participants.
  • The conference is not funded or sponsored.
  • No fee for participation.
  • Photography, video, or audio recording of the presentations and/or distribution of the Conference material is prohibited unless written permission has been acquired.
Marin Bălan, Faculty of Philosophy, University of Bucharest, Romania cff [at] filosofie.unibuc.ro International Conference of Philosophy for/with Children “Philosophy for/with Children Inside and Outside of School”

LAST INFORMATIONS

People who want to participate in the conference as listeners will complete the Registration form and send it until October 25, 2022 at the address: cffatfilosofie.unibuc.ro (cff[at]filosofie[dot]unibuc[dot]ro) 

IMPORTANT DATES

  1. Abstract submission will be open on September 1, 2022
  2. Abstract submission deadline: September 20, 2022
  3. Notification of abstract acceptance/rejection: October 5-10, 2022
  4. Conference schedule : around October 20, 2022.
  5. Listeners Registration (participating in the conference without presentation): October 23-25, 2022.
  6. Conference Days: October 28-29, 2022

ACFAS : L’engagement : un facteur de réussite en littéracie

Colloque Du 11 mai 2022 au 12 mai 2022

Ce colloque proposera une réflexion sur le développement de pratiques littéraciques chez les apprenant·es de tous niveaux en lien avec des démarches pédagogiques pensées comme engageantes. Précisons d’emblée que la notion d’engagement est entendue ici selon l’optique de la psychologie culturelle (Bruner, 2008 ; Chauveau et al., 2011 ; Barth, 2002) ou encore au sens de l’empowerment (Baqué, Biewener, 2013), dans l’acception éthique et émancipatrice de cette notion conçue comme levier de construction du sens en situation d’enseignement-apprentissage du français écrit. 



La réflexion sous-jacente à ce colloque s’enracine dans une série de constats qui portent sur le faible degré de maitrise de la compétence écrite en fin de scolarité et au-delà de l’école, dans tous les pays francophones de l’OCDE (PISA, 2018).  Cette question de maitrise de l’écrit à tous les âges de la vie préoccupe depuis plusieurs décennies les didacticiens de l’écrit (Dabène, 1987 ; Reuter, 1996 ; Barré-de-Miniac, 2000 ; Delamotte-Legrand et al., 2000 ; Nonnon et Goigoux, 2007) et les sociologues (Lahire, 2008 ; Bonnery et Joigneaux, 2015 ; Bautier, 2006 ; Rochex, 2011). Le dernier ouvrage de Bernard Lahire (Enfances de classes, Seuil, 2019) dénonce ce « grand scandale » consistant à oublier les inégalités scolaires qui apparaissent dès le plus jeune âge et constituent le ferment des « inégalités d’accès à l’écrit ». 

 

Pourtant, les travaux privilégiant des approches pédagogiques efficaces en littéracie sont nombreux (voir notamment les travaux en francophonie de l’AIRDF depuis les années 1980) mais ont du mal à pénétrer et à transformer en profondeur les pratiques pédagogiques. Cette situation qui se répercute sur le terrain aux différents niveaux de la scolarité et au-delà conforte l’idée de la nécessité d’une refondation de l’enseignement-apprentissage du lire-écrire (Bucheton, 2014). 



Dans le cadre du colloque, nous proposons d’aborder cette thématique en prenant le contrepoint des discours de déploration sur « la baisse de niveau », et en mettant la focale sur les pratiques pédagogiques qui favorisent le développement d’une « posture littéracique » (Rispail, 2020).



Plus précisément, il s’agira ici d’explorer la face cachée de la didactique de l’écrit, en donnant la parole aux acteurs et actrices de terrain, par le biais de recherches collaboratives, et en présentant des pratiques pédagogiques engageantes ayant fait l’objet de travaux de recherche restés souvent confidentiels.



L’engagement en littéracie sera abordé dans toutes ces dimensions (verbale, psychologique, affective, corporelle, comportementale) (Fredricks et al., 2004 ; Boch, Frier & Rinck, 2021), du côté de l’apprenant comme de l’enseignant·e/formateur·ice. Il s’agira moins de « prouver » ou de mesurer les effets de l’engagement que d’illustrer/qualifier l’impact bénéfique de ces pratiques sur l’établissement d’un contexte favorable aux apprentissages dans le domaine du lire-écrire.

Enjeux

Malgré le grand nombre de travaux inscrits en didactique de l’écrit d’une part, et la professionnalisation accrue des enseignant·es (professeur·es d’école et enseignant·es de français) d’autre part, les pratiques pédagogiques sont peu irriguées par ces apports face à des besoins croissants dans le champ de la littéracie (cf. par ex. Goigoux, 2017).  Un tel colloque trouve ainsi toute sa pertinence. Les enjeux sont nombreux et importants :

  • Au sein de la réflexion dans le champ des littéracies, déplacer la focale en plaçant au centre les pratiques pédagogiques engageantes en tant que vecteur de réussite du lire/écrire à tous les niveaux de la scolarité, et, au-delà, dans la formation d’adultes.
  • Mettre en valeur les recherches collaboratives impliquant des praticien·nes issu·es de cultures disciplinaires, géographiques et institutionnelles diverses et exploiter ce creuset multiculturel pour le renouvellement des approches didactiques.
  • Mutualiser des approches éprouvées dans les classes et les discuter à la lumière des avancées théoriques dans le champ des littéracies et des expertises propres aux participant·es relevant de différentes communautés géographiques (régions francophones distinctes) et institutionnelles (enseignant·es à différents degrés de la scolarité, formateurs·ices d’adultes, chercheur·es).

 

Objectifs

Dans le sillon des enjeux énoncés ci-dessus les objectifs du colloque peuvent être formulés à leur tour de la façon suivante :

  • Créer une dynamique entre des équipes travaillant sur la même thématique.
  • Donner la parole aux praticien·nes, leur permettre de formaliser leur expérience via l’écriture scientifique, et ainsi valoriser leurs travaux en les rendant diffusables. Les contributions recherche/terrain sont nombreuses mais sont peu relayées par les canaux institutionnels. Or, elles méritent selon nous plus de visibilité scientifique, notamment dans le cadre de la formation d’enseignant·es, en apportant des réponses inédites et en ouvrant des perspectives d’une grande richesse.
  • Donner à voir et promouvoir une autre façon de faire de la recherche en montrant la pertinence de formats moins académiques (chantiers en cours, récits de pratiques, projets collaboratifs émergents, etc.) peu pris en compte et participant pourtant foncièrement au fonctionnement et au dynamisme des équipes de recherche.

 

Axes thématiques du colloque

Chacune des propositions de communication devra s’inscrire plus particulièrement dans l’un des axes suivants :

  1. Le cadre conceptuel : quels sont les jalons théoriques de l’engagement en littéracie ?
  2. Les aspects méthodologiques : quels observables de l’engagement ?
  3. Les démarches/dispositifs engageants : quels sont les invariants de l’engagement, susceptibles de se décliner de multiples façons dans des contextes différents ?
  4. Les gestes professionnels : comment mettre en œuvre concrètement une pratique professionnelle engageante (à la fois pour les apprenant·es et les enseignant·es/formateurs·ices) et émancipatrice ?

Partenaires





 

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Modalités de soumission

Rédigées en français, les propositions de communication devront être de deux pages maximum (hors bibliographie). Les propositions doivent être envoyées au plus tard le 25 janvier 2021 à l’adresse suivante : catherine.frieratuniv-grenoble-alpes.fr (catherine[dot]frier[at]univ-grenoble-alpes[dot]fr)



Format des communications et déroulement du colloque

Le colloque se déroulera sur deux journées, en bimodalité (en présentiel et à distance) à des horaires compatibles pour les publics européens et canadiens (soit de 8:00 à 14:00, heure locale québécoise) sous la forme de communications orales de type volontairement varié (compte rendu de recherche ; présentation de chantiers en cours ou à venir ; récits d’expériences et analyse réflexive). Chaque communication durera 25mn et sera suivie d’un temps d’échange de 20mn. Les personnes ne pouvant se déplacer présenteront leur communication à distance.

Calendrier

• Date limite de soumission : 25 janvier 2022

• Notification aux auteurs et autrices : 7 mars 2022

• Programme préliminaire : mi-mars 2022

• Date limite d'inscription : 20 avril 2022

• Dates du colloque : 11 et 12 mai 2022

Discours de Haine : Approches plurielles. Débats, Enjeux et Controverses

Colloque Du 18 mai 2022 au 20 mai 2022
Complément lieu

Université de Paris

La haine est un sentiment puissant, alimenté par des émotions négatives telles que la colère, la honte, le mépris et le dégoût. Elle exprime avant tout la volonté du sujet d’anéantir physiquement et/ou symboliquement un⋅e autre, objet de sa haine, allant parfois jusqu’à la destruction de soi dans une volonté sacrificielle, comme pour les actes terroristes. Mise en discours (Lorenzi Bailly et Moïse 2021), la haine peut être observée comme une forme saillante de tensions sociales entre personnes, entre groupes, entre idéologies, entre représentations, entre pratiques ; une forme saillante également de processus de domination sociale et de discriminations – étant dirigée, dans ses aspects les plus systémiques, contre des groupes minoritaires.



De nombreuses disciplines des sciences humaines étudient le discours de haine. Les sciences du langage, par exemple, s’intéressent à différentes dimensions de la haine mise en mots dans l’espace social (Petrilli 2020) ou à travers les réseaux sociaux (Ferrini et Paris 2019, Stassin 2019). Dans la lignée des discours sur le hate speech (Baider, Millar et Assimakopoulos 2019), et dans une visée politique, certaines recherches portent sur la performativité des discours de haine (Butler 1997, Lorenzi Bailly, Määttä et Romain 2021) et sur leurs conséquences sociales, tout en tenant compte des rapports de groupes, de leurs dimensions idéologiques et contextes d’énonciation. D’autres travaux s’intéressent plus spécifiquement à circonscrire ce qui caractérise un discours de haine, que l’on soit dans un « discours de haine directe » (Lorenzi Bailly et Moïse 2021), ou dans un « discours de haine dissimulée » (Baider et Constantinou 2019). En ce sens, les neurosciences peuvent être d’un apport significatif pour circonscrire le mécanisme cognitif de la haine : par exemple, la théorie des neurones miroirs qui participent des émotions et des sentiments (Rizzolatti et Sinigaglia 2008), de la haine donc, mais a contrario également du développement de l’empathie, notamment par la production d'ocytocine (Seltzer, Ziegler et Pollak 2012) ; ou encore les travaux sur la dynamique neuronale de l’interaction imitative synchrone (Dumas 2011). Citons enfin les innombrables travaux concernant le rôle du système limbique dans les émotions, positives comme négatives. Dans une autre direction, en droit et philosophie du droit, la notion de discours de haine est appréhendée dans sa tension avec la liberté d’expression (Hare et Weinstein 2009), droit fondateur de la démocratie dont le statut et les limites externes varient selon les traditions juridictionnelles (Zoller 2008). Des travaux soulèvent les frontières poreuses séparant les discours de haine des actes expressifs tels que l’offense ou le blasphème, qui participent du débat démocratique ; des études se penchent sur les rôles de la législation dans la régulation de ce dernier  (Girard 2014), la responsabilité de la jurisprudence dans la multiplication des crimes de haine lorsque les discours de haine ne sont pas prohibés (Ross 1995), ou encore la responsabilité du droit de protéger la « dignité sociale » des membres de certains groupes (Waldron 2012). D’un autre côté, depuis une perspective historique, les discours de haine s’inscrivent dans des contextes socio-politiques à chaque fois spécifiques qui les alimentent et les favorisent (périodes de crises, de guerre ou de bouleversements sociaux, changements sociaux et législatifs…). Les recherches en histoire ont donc montré que la haine est productrice de discours situés et qu’elle structure l’espace public, son discours prenant une fonctionnalité politique (Deleplace 2009, Buton 2009). Nonobstant, les tentatives de régulation démocratique de la haine telles que la loi Pleven en France peuvent disposer de contre-effets : nolens volens la loi du 1er juillet 1972 a joué un rôle crucial dans la modernisation des extrêmes droites (Lebourg et Beauregard 2012). De leur côté, les sciences sociales et politiques ont récemment pris pour objet les problématiques liées à la haine en rapport avec l’immigration, la radicalisation et les discriminations raciales (Hajjat et Mohammed 2014, Jansen 2011). Dans le cadre du djihadisme, la production d’une propagande haineuse sert certes à la radicalisation individuelle mais également à unifier idéologiquement une mouvance transnationale (Crettiez 2016). Des études de terrain sur les radicalités et les réseaux de sociabilités, notamment dans les quartiers populaires, cherchent aussi à déconstruire les discours sur l’émergence de la haine en posant un regard complexe, nuancé, sur ces formes de production et leur circulation (Zegnani 2018). Cette circulation de la haine ne relève pas d’une contagiosité mécanique : l’analyse des réactions aux attentats de 2015 dévoile ainsi que, si certes des groupes se polarisent, d’importants mécanismes de résilience et ralliement à la norme démocratique existent (Faucher et Truc 2020).



Cinquante ans après l’adoption de la loi Pleven à l’unanimité le 1er juillet 1972, qui a instauré le délit d’incitation à la haine dans le droit français, ce colloque se veut un espace de réflexion interdisciplinaire sur l’objet « discours de haine ». Il appelle des contributions venant notamment, et de façon non-exhaustive, de l’histoire, du droit, des sciences politiques, de la linguistique, des neurosciences, de la sociologie et de l’anthropologie. Ces contributions pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants :

Axe 1 : approches du discours de haine dans sa diversité disciplinaire

Nous souhaitons donner une place importante à une démarche théorique et définitoire des discours de haine afin d’étudier ce qui fait leurs spécificités, que les définitions soient légales, jurisprudentielles, historiques ou discursives : le discours de haine est-il une catégorie générique et englobante, ou doit-il être dissocié clairement de notions connexes ? Est-il nécessairement historicisé ? Une définition d’un tel objet peut-elle être interdisciplinaire ? Ou, au contraire, des définitions se déploient-elles à l’intérieur d’un champ disciplinaire circonscrit ? De façon générale, cet axe questionne la scientificité et l’opérativité de la notion dans différentes disciplines des sciences sociales.

Axe 2 : éthique et responsabilités de la recherche dans leur approche du discours de haine

Cet axe invite à penser l’acte de définir le discours de haine comme un geste performatif qui situe éthiquement les recherches au-delà d’un point de vue normatif ou moral. Au-delà des intérêts épistémologiques que la notion de discours de haine peut revêtir, cet axe interroge donc également les conséquences non seulement épistémologiques, mais également éthiques, déontologiques, politiques, sociales, pratiques, du maniement scientifique d’une telle notion. La responsabilité de la recherche est alors convoquée dans la définition d’une notion liée à des enjeux démocratiques de liberté d’expression et de censure. On pourra voir aussi quels sont les enjeux éthiques et épistémologiques liés à Internet et à l’intelligence artificielle, aux développements techniques et constructions socio-technologiques, dans leurs dimensions politique, économique, sociologique, juridique et technologique (rôle des réseaux sociaux, désinformation, biais de l’intelligence artificielle, etc.)

Axe 3 : discours de haine, inégalités et luttes sociales

La question des discours de haine dans la complexité interactionnelle et sociale de leurs usages peut être traitée du point de vue individuel/personnel en analysant des corpus d’interactions d’individus légitimes où le lieu d’énonciation/locution est (re)connu. Ces discours peuvent néanmoins être produits par des institutions ou par les « appareils idéologiques de l’État » – participant en cela à la production et à la reproduction d’inégalités et de processus de domination. Comment alors traiter les discours de haine quand ils sont systémiques, structurels, étatiques et institutionnels ? Comment aborder les discours de haine quand ils sont le fruit d’un discours juridique, religieux, politique dont la source énonciative n’est pas connue ? Y a-t-il des sources légitimes de discours de haine ? Comment évaluer la responsabilité des hébergeurs de sites à l’égard des messages postés dès lors qu’Internet est devenu un espace public de discussion légitimé ? Comment les discours de haine actuels convoquent-ils le passé et à quelles fins ? Les discours de haine s’observent aussi à l’intérieur des discours militants qui dénoncent la haine. Comment alors traiter ces contradictions et ces phénomènes de miroir quand la haine est utilisée pour contrer la haine ?

Axe 4 : discours alternatifs et contre-discours

Cet axe souhaite questionner la production discursive qui lutte contre le discours de haine : quels contre-discours existent, quels discours alternatifs existent ? Comment fonctionnent ces deux catégories ? Peut-on les différencier ? Quel rôle joue la jurisprudence dans ce domaine, la Cour européenne des droits de l’homme ? Les contributions peuvent être fondées sur des réflexions théoriques, par exemple sur le rôle de la recherche comme productrice de discours alternatifs, critiques, d’interprétation, d’explication du réel (discours politiques, controverses sociales, tensions et raideurs, guerres, violences humaines).

Axe 5 : Aspects pratiques de remédiations

Poser la question de la remédiation, comprise dans son sens premier comme « remède à », c’est poser le rôle de la recherche comme action sociale et, plus largement, celle des citoyen∙nes dans la société. Quelles sont les réponses juridiques et leurs limites ? Existe-t-il des pratiques de remédiation ou des dispositifs mis en place face à la haine, en lien, par exemple avec les apports des neurosciences, voire de la psychologie cognitive, déjà appliqués aux soins thérapeutiques comme la transe cognitive (Flor Henry et al. 2017), ou avec les apports de l’argumentation déjà mobilisés dans les ateliers philosophiques ? Plus largement, comment créer un discours de remédiation, vérifier son efficacité et le diffuser à large échelle ? Quelle est la place de la création artistique ?
 

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Modalités de contributions

Nous attendons des propositions de communication de 350 mots (à l’exclusion des références), comprenant vos noms, prénoms et affiliation universitaire, à l’adresse suivante : discoursdehaine2022atgmail.com (discoursdehaine2022[at]gmail[dot]com).

 

Les résumés doivent être envoyés dans une des quatre langues suivantes : anglais, espagnol, français, italien. Les présentations le jour du colloque pourront se tenir dans n’importe quelle langue et devront s’accompagner d’un support visuel en français ou en anglais.

 

Les formats de contribution innovants, créatifs ou/et ludiques seront bienvenus et valorisés.

 

Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 1er novembre 2021 ; les retours des évaluations s’effectueront à partir du 15 janvier 2022.

 

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